15.7.21

Portrait d'Alia Lemkaddem

Alia Lemkaddem est Project Manager au CSEM, elle gère les projets menés aussi bien avec des industriels, que des consortiums européens, en interaction étroite avec son équipe.

D’origine marocaine, Alia a grandi en Suède à Stockholm. En 2007, elle effectue un Erasmus de six mois en Suisse. Après un Master en génie électrique à l’EPFL, elle travaille quelque temps comme consultante en informatique, mais la recherche lui manque. Elle participe en tant qu’assistante scientifique à un projet de recherche à l’EPFL sur l'imagerie médicale (IRM). Ce projet est dédié à une meilleure compréhension de la connexion entre les différentes régions du cerveau chez les patients épileptiques. Encouragée par le Professeur Jean-Philippe Thiran, elle entame une thèse dans ce domaine en 2011. Le but : construire une carte virtuelle du réseau neuronal du cerveau, basée sur un algorithme mathématique, permettant de simuler au plus proche le véritable réseau neuronal humain.

En 2015, elle rejoint le groupe « Traitement du signal » du CSEM. En tant que Project Manager, elle gère les projets menés aussi bien avec des industriels, que des consortiums européens, en interaction étroite avec son équipe.

En Suisse, Alia apprécie particulièrement l’atmosphère et la diversité des paysages.

Interview avec une ingénieure multiculturelle et passionnée par son travail.

Pourriez-vous nous en dire plus sur ce qu’on entend par « Traitement du signal » ?

Cette discipline a pour objet l'élaboration ou l'interprétation des signaux porteurs d'informations. Son but est donc de réussir à extraire un maximum d'informations utiles sur la morphologie d’un signal perturbé par du bruit(lumières, mouvements, etc.), en s'appuyant sur les ressources de l'électronique et de l'informatique.

L'information cherchée est rarement visible à l'œil nu et nous devons avoir recours à des méthodes mathématiques qui permettent d'extraire l'information dont nous avons besoin. 

Les informations recherchées sont variées telles que la pression sanguine, le rythme cardiaque ou tout simplement la vitesse de marche d’une personne.

Les compétences nécessaires au traitement du signal sont les mathématiques, la programmation informatique, la physique, la médecine et les sciences de la vie.

Sur quel projet travaillez-vous en ce moment ?

Nous collaborons actuellement avec la startup Biospectal afin d’estimer la pression artérielle centrale à partir de la caméra d'un smartphone. La technologie appelée photopléthysmographie (PPG), que l’on retrouve sur les montres connectées, permet de visualiser la pulsation des veines. Le flash fait office de source de lumière. Une fois la vidéo compressée, nous traitons le signal en analysant la morphologie du signal pulsatif, spécifique à chaque individu. À partir de ce signal, il est alors possible d’extraire des paramètres liés aux mesures de pressions systoliques et diastoliques.

La simplicité d’utilisation de ce système embarqué dans un smartphone permet à l’utilisateur.trice de décider à quel moment il/elle veut prendre sa pression sans assistance technique.

Le plus gros challenge dans ce projet consiste à récolter une quantité suffisante de données exploitables pour l’analyse.

Que pensez-vous de l’innovation en Suisse ?

L’innovation en Suisse est à la pointe dans de nombreux sujets techniques grâce à un réseau d’éducation (EPF, HES) de qualité et diversifié, qui travaille en étroite collaboration avec des partenaires industriels, locaux ou internationaux. Depart cette innovation de pointe, la Suisse est particulièrement attirante pour les chercheurs et les ingénieurs de l’étranger, ce qui en fait un atout supplémentaire.

Il est, à mon avis, primordial que la Suisse reste connectée à l'Europe pour pouvoir participer à des consortiums. De nombreux projets d’innovation sont financés grâce à des fonds européens. Enfin, le partage avec les pays voisins pour savoir ce qui s’y passe, collaborer et apprendre avec eux reste indispensable si nous voulons rester à la pointe.

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