15/11/2017

Gaetano Mileti

Professeur de physique à la faculté des sciences de l’Université de Neuchâtel
Directeur-adjoint du Laboratoire Temps-Fréquence (LTF)

49 ans
Marié, trois enfants
Habite Neuchâtel

Parcours en bref

Il est né et a grandi à Saint-Aubin, près de Neuchâtel où il a passé son bac au Gymnase Cantonal. Il étudie ensuite la physique à l’EPFL et fait sa thèse de doctorat à l’Observatoire Cantonal de Neuchâtel sur le sujet des horloges atomiques. Suivent deux années de post-doc à Boulder, dans le Colorado, au National Institute of Standards and Technology (NIST). Il revient à l’Observatoire de Neuchâtel, puis cofonde en 2007 le Laboratoire Temps-Fréquence au sein de l’IMT (Institut de Microtechnique). Il codirige toujours le LTF et enseigne la physique à l’Université de Neuchâtel.

Qu’est-ce que vous apporte Microcity dans vos activités ?

Nous collaborons énormément avec des instituts de recherche du monde entier. Mais, du fait du caractère assez unique de notre laboratoire, depuis l’intégration de l’IMT à l’EPFL et le redimensionnement de l’Institut de Physique, nous sommes relativement isolés au sein de l’Université et nous avons assez peu de collaborations à l’interne. Microcity nous donne l’opportunité d’avoir des contacts localement, avec des chercheurs qui travaillent dans le même domaine que nous, mais surtout dans des domaines complémentaires. Cela peut s’avérer intéressant lors de transferts technologiques vers l’industrie.

Ce qui vous arrive déjà ?

Bien sûr. Nous collaborons régulièrement avec l’industrie. D’ailleurs, dès 1995, nos travaux avaient conduit à la création de la société Spectratime, basée à Neuchâtel, qui fabriqué les horloges embarquées dans les satellites du système de positionnement européen « Galileo ». Nous travaillons aussi avec les entreprises T4S et Oscilloquartz, actives également dans le domaine des horloges atomiques. C’est plutôt exceptionnel quand on y pense : il n’y a pas une autre ville au monde que Neuchâtel où l’on trouve ainsi trois sociétés qui fabriquent des horloges atomiques.

Et vos recherches, vers quoi sont-elles dirigées ?

Au Laboratoire Temps-Fréquence, nous nous intéressons au cœur de l’horloge atomique proprement dit, et cherchons à limiter au maximum les sources d’instabilités de ces horloges. Ce faisant, nous recherchons aussi la miniaturisation à l’extrême de ces instruments de mesure, pour des applications spatiales, notamment.

 

On en parle dans la presse: Des lasers pour une horloge atomique 10 fois plus précise, Le Matin, 3 janvier 2018.

 

Patrick Di Lenardo