3/09/2018

Digital Lives

Près de 1,2 million de francs attribués par le FNS à l’Université de Neuchâtel

Les fonds financeront des travaux dans des domaines aussi variés que la chirurgie robotique, l’agriculture connectée, les entretiens d’embauche, l’hôtellerie, l’information locale à l’ère numérique ou encore la digitalisation de la justice.

Le Fonds national suisse (FNS) a retenu six projets de l’Université de Neuchâtel (UniNE) à l'issue de la mise au concours de Digital Lives, un programme d’encouragement des recherches en sciences humaines et sociales en rapport avec la transition numérique. L’enveloppe totale reçue par l’UniNE se monte à près de 1,2 million de francs pour une durée de 18 mois par projet. Elle servira à financer des travaux dans des domaines aussi variés que la chirurgie robotique, l’agriculture connectée, les entretiens d’embauche, l’hôtellerie, l’information locale à l’ère numérique ou encore la digitalisation de la justice.

Une diversité d'approches face à la digitalisation

Psychologie du travail

Les robots sont entrés dans les salles d'opération avec un impact sur le patient, l'organisation du travail, les gestes chirurgicaux et la transmission des compétences. Dans son projet, la professeure en psychologie socioculturelle Laure Kloetzer analyse, avec les professionnels concernés, des vidéos de leurs interventions pour améliorer les méthodes d'apprentissage en chirurgie robotique. Le projet développe ainsi une approche innovante, destinée à faciliter la formation professionnelle dans des environnements technologiques complexes.

Agriculture connectée

Professeur en géographie, Francisco Klauser s’intéresse à l’agriculture connectée, allant des capteurs dans les champs jusqu’aux drones utilisés pour l’épandage de fertilisants. Son champ d’investigation comprend notamment la Swiss Future Farm, une ferme expérimentale sur le site d'Agroscope à Tänikon (TG), bardée de capteurs électroniques et d’aide à l’organisation dans les exploitations agricoles. L’équipe de Francisco Klauser mènera également des expériences auprès d’AgroFly, située en Valais, entreprise à l’origine du premier système de drones autorisé en Europe pour l’application de pesticides sur les cultures. Le projet concerne non seulement le monde agricole, mais aussi les autorités publiques et le secteur des technologies de l'information.

Emploi et processus d'embauches

Les entretiens d’embauche sont au cœur des recherches d’Adrian Bangerter, directeur de l’Institut de psychologie du travail et des organisations (IPTO). De plus en plus de recruteurs demandent aux candidats de réaliser des interviews en vidéo, une alternative au CV sur papier. Le projet vise à développer des analyses automatisées du discours et du comportement non verbal du candidat, et d’opérer ainsi des sélections. Ces analyses seront utilisées pour donner un feedback aux candidat-e-s dans le but d’améliorer leurs prestations.

Tourisme et hôtellerie

Quant à Philip Balsiger, professeur en sociologie économique, son projet se focalise sur le monde de l’hôtellerie face à la montée en puissance des plateformes de réservation d’hébergement, comme booking.com ou Airbnb. Ces plateformes chamboulent le fonctionnement établi du marché. Elles remettent en question les frontières professionnelles entre hôteliers et hôtes, et conduisent à l'établissement de nouveaux ordres marchands et professionnels. Le projet entend étudier les réactions et prises de position des organisations professionnelles et des hôteliers, sur la base d’entretiens et d’analyse de documents produits par ces organisations.

Journalisme local

Dans son projet, Nathalie Pignard-Cheynel, professeure en journalisme numérique à l’Académie du journalisme et des médias, entend identifier les outils et dispositifs numériques pouvant aider les médias locaux à repenser les relations à leurs publics, afin de répondre aux enjeux qui sont les leurs en matière de développement numérique et de renforcement de leur rôle historique de proximité.

Droit et e-procédures

Le projet proposé par le professeur de droit François Bohnet entend combler le retard pris par la Suisse en matière de digitalisation des actes judiciaires et de e-procès. Son but est de proposer un nouveau modèle de procès civil, repensé à l’ère numérique. Alors qu’en Autriche, en Italie, en France et en Allemagne, la transmission des actes par voie électronique est une réalité – parfois même une obligation – et que le dossier électronique s’impose graduellement, le dispositif législatif helvétique est encore limité, en matière de procédure civile, à la possibilité d’une transmission des actes par voie électronique, faculté qui n’est utilisée en pratique que de manière marginale.

Autres articles

Projet MAGENTA - Alexandra Homsy

Découvrez le projet MAGENTA, focalisé sur la recherche de matériaux thermoélectriques polyvalents, rentables, et non-toxiques afin de permettre le passage économique et environnemental à l’énergie durable en Europe.

En savoir plus

Création de la société Microcity SA

La nouvelle structure, fortement ancrée dans le canton, avec des sites situés à Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds, entrera en opération le 1er janvier 2019.

En savoir plus

1DROP réunit 4,25 millions de dollars pour développer des solutions de diagnostic médical portable nouvelle génération

Cet investissement permettra de soutenir la commercialisation et le développement de nouveaux panels de tests diagnostic.

En savoir plus